Clarks Wallabee
La Clarks Wallabee est l'une des chaussures les plus photographiées de l'histoire du streetwear et pourtant, elle n'a jamais été conçue pour ça. Née en Angleterre dans les années 1960, cette bottine en daim à semelle crêpe a traversé six décennies en restant elle-même : sobre, solide, reconnaissable entre toutes. Sur thelaststep.fr, retrouvez les paires disponibles, authentifiées et expédiées depuis nos boutiques en France.
Clarks et la Wallabee : soixante ans sans vieillir
Clarks existe depuis 1825. La maison de cordonnerie fondée par Cyrus et James Clark à Street, dans le Somerset, a d'abord bâti sa réputation sur des chaussures confortables et durables pour les familles anglaises. Pas de mode, pas d'effet de tendance une philosophie de fabrication qui a traversé deux siècles.
La Wallabee est née en 1966, dessinée par le designer John Florsheim qui s'est inspiré du mocassin amérindien pour créer une forme de bottine basse à bout arrondi, sans contrefort rigide, avec cette semelle crêpe en caoutchouc naturel qui deviendra sa signature. La construction Moccasin, cousue plutôt que collée, donne à la chaussure ce profil caractéristique une ligne d'une seule pièce qui enroule l'avant du pied sans rupture. C'est une construction artisanale, visible de l'extérieur, qui trahit immédiatement la qualité de fabrication.
La Wallabee aurait pu rester une chaussure de confort britannique confidentielle. Ce qui a changé la donne, c'est la scène reggae jamaïcaine des années 1970. Les Clarks, et la Wallabee en particulier, sont devenues une obsession culturelle à Kingston portées par les rude boys, les sound system crews, les artistes dancehall. Ce statut s'est ensuite propagé au hip-hop américain via des groupes comme Wu-Tang Clan, qui ont fait de la Wallabee un symbole de respectabilité discrète dans les années 90. Ghostface Killah, notamment, a porté la paire jusqu'à en faire un élément de son identité.
Construction et matières : ce qui rend la Wallabee reconnaissable
La tige est traditionnellement en daim premium ou en cuir pleine fleur selon les coloris et les versions. La construction Moccasin ce point de couture visible qui court sur tout le pourtour de la chaussure est la signature visuelle la plus immédiate. Elle confère également au chausson une souplesse naturelle dès le premier port, sans période de rodage inconfortable.
La semelle crêpe est l'autre élément distinctif. Ce caoutchouc naturel, légèrement beige et légèrement translucide, a une propriété particulière : il se ramollit au contact de la chaleur corporelle et s'adapte progressivement à la morphologie du pied. Son amorti est naturel, sans technologie ajoutée juste la physique du matériau. Sur du carrelage ou du parquet, elle est silencieuse. Sur du béton mouillé, il faut être prudent : la semelle crêpe n'est pas conçue pour les surfaces glissantes.
Le laçage se fait avec deux œillets seulement, ce qui donne cet aspect minimal caractéristique. La languette basse, le col non rembourré, l'absence de renfort au niveau du talon tout concourt à une silhouette d'une seule pièce, presque sculptée. Elle existe en version basse (Wallabee) et en version boot (Wallabee Boot), avec le même niveau de construction dans les deux cas.
Comment porter la Clarks Wallabee
La Wallabee a cette particularité d'être une chaussure de transition permanente entre les registres. Elle se porte avec un costume deux-pièces sans paraître déplacée. Elle se porte avec un survêtement sans paraître forcée. C'est rare.
Les coloris naturels beeswax (un brun caramel chaud), sand (un beige sablé), maple (un beige rosé) se combinent avec pratiquement tout. Un chino slim ou un jean straight, un t-shirt épais et une veste workwear : la paire tient le registre sans forcer. En version noire ou bordeaux, elle prend un côté plus formé qui fonctionne bien avec des pièces tailoring déstructurées ou des tenues à dominante sombre.
Les adeptes de la culture dancehall portent classiquement la Wallabee avec un jean baggy à ourlet haut, des chaussettes blanches visibles et une pièce du dessus fluide. C'est le look d'origine, et il n'a pas pris une ride. Pour les autres silhouettes de notre catalogue qui partagent ce même ADN entre confort artisanal et culture, retrouvez l'ensemble de notre sélection sneakers.
Pourquoi acheter votre Clarks Wallabee chez The Last Step
Certains coloris Wallabee les éditions collaboratives avec des marques comme Aimé Leon Dore, KITH ou encore Concepts ont généré des listes d'attente. Les versions OG en beeswax se retrouvent régulièrement sold out dans les tailles courantes. The Last Step a été fondé à Toulouse en 2021 pour exactement ce type de situation : proposer des paires que le circuit classique ne stocke plus.
Plus de 4 000 références disponibles sur thelaststep.fr, une authentification systématique avant expédition, et trois boutiques physiques à Toulouse, Biarritz et Montpellier pour les clients qui préfèrent voir la paire avant de repartir avec.
FAQ — Clarks Wallabee
Pourquoi la Clarks Wallabee est-elle si populaire dans le hip-hop et le dancehall ?
La Wallabee a d'abord été adoptée par la scène reggae jamaïcaine dans les années 1970, où les Clarks en général et la Wallabee en particulier représentaient un signe de sophistication discrète au sein de la culture rude boy. Cette symbolique a voyagé jusqu'au hip-hop américain dans les années 1990, notamment via Wu-Tang Clan : Ghostface Killah, Raekwon et d'autres membres du groupe ont porté la Wallabee de manière récurrente, en faisant une paire associée à l'authenticité et à un certain raffinement de rue. Aujourd'hui, elle reste une référence incontournable dans ces deux cultures, portée aussi bien par les connaisseurs que par les nouvelles générations.
La Clarks Wallabee taille-t-elle normalement ?
La Wallabee a tendance à tailler légèrement large, notamment sur les premiers ports, car la construction Moccasin et l'absence de contrefort rigide laissent plus de liberté au pied. La plupart des porteurs recommandent de descendre d'une demi-taille par rapport à leur pointure habituelle, surtout sur les versions en daim qui ne se rétractent pas au lavage. Sur les versions en cuir, la tige s'assouplit progressivement et peut sembler plus ajustée après quelques semaines de port.
Qu'est-ce que la construction Moccasin de la Wallabee ?
La construction Moccasin aussi appelée "moc toe" est une technique de cordonnerie où la tige et la semelle de la chaussure sont cousues ensemble en une seule pièce continue, sans semelle intermédiaire collée. Le point de couture est visible sur tout le pourtour de la chaussure, créant cette ligne caractéristique qui court de la pointe jusqu'aux flancs. Cette construction donne à la chaussure une souplesse naturelle, un amorti sans technologie ajoutée, et une durabilité supérieure à une construction collée classique.
Comment entretenir une Clarks Wallabee en daim ?
Le daim s'entretient avec une brosse à daim (brosse à poils doux pour les petites taches, brosse en caoutchouc ou gomme spéciale pour les taches plus marquées). Évitez l'eau directe le daim déteste l'humidité et peut se tacher ou se déformer. Un imperméabilisant spécifique daim appliqué avant les premiers ports protège bien la surface. La semelle crêpe se nettoie avec un chiffon légèrement humide ; évitez les produits abrasifs qui altèrent sa texture naturelle.
























